Sophie Arnould, opéra en un acte
Ballet de cour

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1C1124 | 1 CD | DDD | 2007 | 69’27
code barre : 3377891311247
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Une conversation en musique
Pierné s’est illustré dans tous les genres, et bien entendu l’opéra. C’est ainsi qu’en 1926 il achève un opéra comique en un acte, sur le texte de la pièce en vers de son ami Gabriel Nigond, Sophie Arnould, pièce qui avait été créée en 1921. Avec quelques coupures, l’opéra resserré gagne en intensité dramatique, du moins si l’on peut appliquer ce qualificatif à un ouvrage qui s’apparente plus à un «Konversationstück», en cela pas si éloigné de certaines aspirations de Richard Strauss — on pense à Intermezzo ou Capriccio.
Sophie Arnould fut sans doute la cantatrice la plus connue et la plus adulée de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Grande interprète de Rameau, elle fit aussi beaucoup pour imposer Gluck à Paris. Elle fut d’autre part une figure marquante de la vie parisienne, attirant dans son salon des écrivains comme Voltaire ou Rousseau, des noms de la noblesse, de la finance ou de l’Église.
Elle eût une vie amoureuse mouvementée, avec, pour figure centrale, Brancas, comte de Lauraguais, alias Dorval. Sophie Arnould connut une fin plutôt difficile, dans la pauvreté, recluse dans le prieuré qu’elle avait acquis pour y mener une vie de fermière.
Précisément, l’opéra nous la fait découvrir dans sa retraite par une soirée de fin d’été, le jour de sa fête, que lui souhaite sa seule compagnie, sa fidèle servante Babet. C’est l’occasion de se remémorer un passé fastueux, et les visages de ses admirateurs. Au moment de passer à table — maigre pitance ! — voici que survient celui qu’elle a aimé plus que tout autre, d’une passion tumultueuse, Dorval. Ils vont ensemble revivre en raccourci leur amour, dans un échange où se mêlent tendresse, disputes, jalousie, bref toute la gamme des sentiments qui ont nourri leur ancienne liaison. La scène culminera lorsque — Sophie ayant revêtu une robe du temps de sa splendeur, accompagnée par Dorval au clavecin — il découvrira qu’il a un fils de son ancienne maîtresse, avant d’être invité à rester la nuit...
L’ouvrage est relativement court, se déroulant à la vitesse de l’action, ou plutôt de la conversation. Magnifiquement bien écrit pour la voix, il est en outre d’une rare virtuosité d’orchestre, celui-ci affichant une finesse très « XVIIIe siècle ». C’est aussi la raison pour laquelle le CD comporte le complément adéquat avec le Ballet de cour, œuvre pleine de charme, et qui pour être décorative n’en est pas moins très riche de bonne musique.
TRACKLIST:
Sophie Arnould [48'57]
1 – Introduction 0'38
2 – Scène 1 10'24
3 – Scène 2 1'34
4 – Scène 3 8'45
5 – Scène 4 0'54
6 – Scène 5 9'08
7 – Scène 6 1'07
8 – Scène 7 12'58
9 – Scène 8 1'25
10 – Scène 9 2'12
Ballet de cour [20'30]
11 – Rigaudon 2'57
12 – Passepied 3'49
13 – La Canarie 2'30
14 – Pavane et Saltarello 5’47
15 – Menuet du Roy 3'12
16 – Passa-Mezzo 2'08